Anna dort contre moi pendant que je t'écris, alors je vais aller à l'essentiel. Le faire-part de baptême de Lou, je l'ai recommencé quatre fois. Vrai de vrai. J'ai fini par écrire un vrai guide de comment réaliser un faire-part de baptême, tellement je m'étais perdue dedans. Ce n'est pas une carte qu'on remplit entre deux biberons. C'est le premier objet que tes proches touchent, avant même d'arriver à la cérémonie.
La thématique, avant tout le reste
Je ne sais pas dessiner. Et pourtant j'ai voulu, pour Lou, créer quelque chose « d'unique ». Trois heures perdues à déplacer des fleurs qui ne tombaient jamais bien. Pour Anna, j'ai cherché le faire part de bapteme qu'il vous faut parmi des modèles tout faits, et je l'ai juste personnalisé avec nos photos. Personne ne sait, personne ne demande. Sois honnête avec toi-même sur ce que tu as envie d'y consacrer. Il n'y a pas une seule bonne façon de faire.
Le format, une histoire de budget plus qu'autre chose
J'avais craqué pour un grand format carré, papier épais, pour Lou. Jolie carte, oui. Prix qui pique, aussi. Pour Anna, format plus simple, plus petit. Personne n'a fait la différence à l'ouverture de l'enveloppe. Cher ne veut pas dire mieux, je le répète à chaque copine qui me demande. Carré, rond, rectangle : c'est un coup de cœur, pas une hiérarchie.
Les photos, mon vrai regret avec Lou
Là, je suis honnête. Sur le faire-part de Lou, la photo est floue. Prise au téléphone, en vitesse, un dimanche pluvieux. Résultat imprimé en grand : la déception. Pour Anna, trente minutes près de la fenêtre, en pleine lumière du jour. Pas de photographe. Juste de la lumière, et un peu de patience, deux choses qu'on n'a jamais avec un nouveau-né, je sais. Prends le temps quand même, une seule fois suffit.
Le texte, la partie qui m'a bloquée le plus longtemps
Voilà le vrai nœud. Je voulais que ce soit tendre, sans être gnangnan. J'ai tapé et retapé des dizaines de versions à 23 heures, épuisée. Trois pistes m'ont aidée, tu piocheras selon ton style.
Pour un ton doux : « Je vous invite à célébrer mon baptême, qui aura lieu le samedi 15 août à 16 heures à l'église Saint-Léon de Nancy. J'ai hâte de vous y retrouver et vous propose, à l'issue de la cérémonie, de me rejoindre à la maison pour un goûter. Jeanne. »
Pour un ton classique, celui que j'ai finalement choisi pour Lou : « Le samedi 15 août à 16 heures, en l'église Saint-Léon de Nancy, Jeanne recevra le sacrement du baptême, accompagnée de sa marraine Camille et de son parrain Thomas. Nous vous invitons ensuite à un goûter festif à la salle des fêtes de Vandœuvre à 18 heures. »
Et pour un baptême civil : « C'est avec un grand plaisir que nous vous invitons au baptême civil de notre fille Jeanne, qui aura lieu le samedi 15 août à 16 heures, à la mairie de Nancy. Nous vous convions ensuite à un goûter, à la salle des fêtes de Vandœuvre. »
Une seule règle que je tiens vraiment : relis-toi à voix haute, et fais relire avant l'impression. J'ai laissé passer une faute sur le prénom de la marraine de Lou. Toute la famille l'a vue avant moi.
Arrête de chercher la carte parfaite. Elle n'existe pas, la maman parfaite non plus. Ce qui restera, c'est le petit bout de papier qu'on retrouve des années après, un peu jauni, avec une photo pas toujours nette. Écris-le à ton image.
